Quelques notes


"Raconter l'éveil, la magie du monde et la puissance des transformations : Après l'hiver, la nouvelle pièce du Théâtre l'Articule, s'y emploie avec force et délicatesse... Destiné aux tout-petits dès 3 ans, le spectacle ravit aussi les grands." 

Le Courrier, 9 novembre 2017 - Dominique Hartmann  


Après l’hiver.

Ça commence avec un arbre et de l’herbe qui pousse.

C’est le printemps. La nature se dessine, toute simple. Un œuf se craquelle et… Oh, Une chenille !

Et après ?

Après, il y a encore l’été, l’automne, l’hiver…

Et après ?

Après… Après…

 

Et Après?

La question des tout petits… Et après?

Après l’hiver… Jours. Mois. Saisons.

Un œuf… Une chenille… Un cocon… Un papillon… Un envol… Une naissance…

La nature se montre en pointillé, grave, fragile, nécessaire.

Le souvenir de nos « Saisons » est toujours là. Nous attendons les suivantes.              

 

Une histoire simple. Une histoire vraie, différente pour chacun.

Si, pour continuer à grandir, il fallait s’aider de la force de l’orage ?

Si pour se transformer, il fallait accepter de tout quitter pour aller vers un autre ailleurs ?

 

--> L'alchimie collective

Tout au long du processus de création, nous nous sommes nourri-e-s du monde qui nous entoure et de nos expériences.

Nous avons vu l’éphémère, le magique, le formidable, le “gracieux”. Nous sommes les témoins de notre propre ténacité face aux obstacles, dangers, accrocs et de nos forces, puissance et fragilité nichées dans notre nature propre au travers des saisons.

Ce laboratoire alchimique nous a profondément enrichis et transformés.

Nous avons cherché, nous avons trouvé. Parfois, nous avons laissé passer l’orage du vide.

Raconter l’éphémère, le magique, les dangers, les accrocs, les difficultés, le formidable, le “gracieux”, malgré tout.

Après l’hiver est une célébration, une ode poétique à la vie.

Après l’hiver est aussi une première réflexion sur la question du cycle et des transformations.

La création… Tout un voyage en équipe.

 

--> Deux comédiens marionnettistes

Nous dessinons et manipulons au rythme des saisons. Nous sommes accompagnés par les harmonies de Julien Israelian qui entament un dialogue avec les Quatre Saisons de Vivaldi, suggérant ainsi une continuité, une empreinte laissée, au delà du souvenir.

Accueillant dessins en direct, images rétroprojetées, marionnettes d’ombre et en volume, le papier s’illumine, se teinte, se froisse et parfois se déchire. A l’image de la chrysalide, le papier est l’espace fragile des saisons, de la transformation et de l’envol.

 

Univers graphique

Ici, le dessin, la lumière, la rétroprojection, la marionnette se fondent, se distinguent, créent le langage d’une narration sans paroles, pour aborder avec le jeune public, le sentiment de l’existence, du temps qui passe, de la puissance de la transformation.

Partir d’une page vierge et laisser l’image s’installer en temps réel.

Le dessin comme point de départ graphique de la narration.

Les saisons prennent forme et vie sous nos yeux. Le dessin accueille le volume entre deux traits. 

Jeu d’encres, de lumière, d’eau, porosité du papier, résultats aléatoires et surprenant d'un geste déterminé, puis assèchement. Transformation, mouvement de l’image. Nous sommes à chaque saison transportés vers un autre ailleurs.

Le regard part à l’aventure. Jeux d’instantanés et de métamorphoses. Illusion et magie.

 

--> Papier, dessin, ombres, rétroprojection

Le papier est ici utilisé pour sa fragilité, sa légèreté, sa poésie et sa capacité de transformation et de manipulation. Il accueille la lumière, cadré dans des structures fines, élégantes et mobiles. Il est la frontière magique entre le visible et l’invisible.

La rétroprojection permet par le jeu des matériaux qui y sont manipulés et projetés d’entrer dans une zone mouvante entre le dessin et le marionnettique : intégration d’images réelles, de matières en volume et d’éléments sensibles / organiques eau - vent – huile, source de mouvements et d’écarts qui donnent naissance au volume.

 

--> Marionnettes

La marionnette bi-dimensionnelle reste la marionnette favorite de la compagnie. Elle parle à tous, quotidienne, connue et accessible. Elle est un objet exigeant, qui nécessite un grand soin dans la manipulation et  la dextérité pour lui donner vie.

Le bi-dimensionnel part du dessin qui se fait en temps réel, pour faire, véritablement naître les personnages, les décors et situations.

Les marionnettes d’ombre, bi-dimensionnelles et en volume sont en perpétuel dialogue avec le dessin, dans les espaces de jeu différents.